les start-up qui montent

ThankYouCharlie, le site pour ceux qui n'ont pas le temps d'acheter des cadeaux

On est d'accord, on aurait peut-être dû vous faire cet article avant Noël, cela aurait pu vous être bien plus utile. Mais tant pis, on se devait malgré tout de vous présenter cette petite start-up française qui a eu une idée simple mais géniale : l'achat de cadeaux par SMS en partenariat avec des commerçants.

ThankYouCharlie a été lancé il y a bientôt un an par Dakota Editions , une société spécialisée dans les guides de voyages et les coffrets Cadeaux. Le service est toujours en beta mais reste de très bonne facture.

ThankYouCharlie vous donne l'opportunité d'envoyer par SMS à vos amis un cadeau sélectionné parmi un réseau de commerçants partenaires. Une fois le SMS reçu, l'heureux bénéficiera de votre présent aura la possibilité de venir retirer son cadeau chez le commerçant en question.



3 possibilités de commande existent :
- directement sur le site Internet ThankYouCharlie
- via une application iPhone téléchargeable sur le site
- sur la page Facebook ThankYouCharlie

L'application pour commander directement sur la page Facebook mérite le détour et se révèle facile et intuitive à utiliser. En accédant à l'appli, l'internaute est informé des dates d'anniversaires de ses amis qui auront lieu bientôt. Une fois sélectionné l'ami à qui on désire offrir un cadeau, il ne reste plus qu'à sélectionner le présent parmi 14 catégories, rentrer ses coordonnées, régler la note et ça y est, c'est fini !
 



A qui s'adresse ce site ? A une multitude de gens en fait :

- ceux qui sont pressés, et qui n'ont pas le temps d'aller choisir un cadeau dans des magasins
- ceux qui oublient régulièrement l'anniversaire de leurs proches et ont besoin d'un cadeau de dernière minute
- ceux qui vivent loin de leurs proches, dans des régions éloignées ou à l'étranger et désirent quand même offrir un cadeau sans avoir à payer des frais de livraison exorbitants
- et puis, il faut l'avouer, à ceux qui sont un petit peu flemmards aussi !

Le site a également vocation à s'adresser aux entreprises, en offrant une possibilité simple et rapide de récompenser un collaborateur, ou d'offrir un cadeaux à ses clients.

Après avoir passé ses premiers partenariats sur Paris, ThankYouCharlie s'est progressivement étendu à Lyon, Marseille, Bordeaux, et commence à investir d'autres grosses villes comme Toulouse et Lille. La start-up prévoit même de s'implanter en Espagne dès cette année. Aujourd'hui, plus de 1500 cadeaux sont disponibles chez près de 500 commerçants partenaires.

Si ThankYouCharlie ressemble fortement au service australien GiftSMS  ou au site américain KangoGift, il ne possède pas vraiment d'équivalent en Europe, comme le rappelle le DG de ThankYouCharlie, Olivier Chanut  : "Nous avons en effet créé un service totalement innovant en Europe, très en avance et qui  ne connait pas de concurrent aujourd’hui. En quelques mois, nous sommes parvenus à développer un site e-commerce, une application iPhone et une page Facebook-commerce (…). Nous sommes bien partis pour atteindre nos objectifs de 50 000 cadeaux offerts la 1ère année et d’une couverture nationale complète".

Un bon plan donc pour les commerces en quête de clientèle et de fidélisation qui peuvent se faire connaître facilement. En outre, le coût à payer pour les commerçants n'excède pas 30% de commission comme l'assurent les créateurs du site. ThankYouCharlie semble s'inscrire un peu plus dans une optique de dématérialisation progressive des commerces à laquelle on assiste, où le commerce se transforme peu à peu en simple dépôt où l'on vient retirer ses produits, tandis que l'acte d'achat est effectué online. Ce modèle devrait donc avoir tendance à se généraliser…En attendant, on ne peut qu'encourager les créateurs de Thank You Charlie qui, si le service continue sa bonne marche en avant, devrait connaître une réussite certaine.
 

Chime.in, le réseau communautaire où l’on gagne de l’argent

 Récemment, un nouveau – énième, diront certains – réseau social est apparu sur la Toile, Chime.in,  disponible en version bêta et uniquement en anglais pour le moment

Ambitieux, Chime.in se définit comme étant un mix de tout ce qui se fait de mieux en matière de réseau communautaire, à savoir Facebook, Twitter,  Google+, Digg ou encore Reddit.
Reprenant l’API de Twitter, Chim.in se veut un système favorisant l’échange entre les internautes sur des sujets communs.

Pour cela, les utilisateurs postent des « Chimes » sous forme de liens, d’articles, de vidéos, de photos ou même de sondages, et les rendent automatiquement publics à tout le monde.  A la différence de Twitter donc, les « Chimes » sont beaucoup plus complets que les « Tweets »  et donnent un plus grand intérêt aux échanges communautaires.

Le système de « hashtags » et de « follow » est similaire à Twitter, mais là encore Chime.in se distingue par la possibilité de « follow »  un utilisateur selon ses centres d’intérêts, grâce aux tags insérés dans chaque post.


Il est également possible de réagir à n’importe quelle Chime posté sur le site, sur un modèle de commentaire ressemblant à ce qui se fait sur Facebook.  De ce fait, les différents sujets que l’on suit et les réactions des utilisateurs sont très facilement lisibles sur la page d’accueil de notre compte.

Autre atout de Chime.in, la possibilité pour chaque utilisateur de créer sa communauté autour d’un centre d’intérêt commun, et d’en faire un espace de discussion à la manière des « hubs » de Viadéo.

Enfin, l’innovation majeure repose sur la monétisation des pages communautaires créées par les utilisateurs : il est possible d’insérer soi-même de la publicité sur sa page et d’être rémunéré au nombre de clics, ou de laisser Chime.in gérer les emplacements publicitaires de sa page en échange d’une rémunération équitable pour les deux partis à hauteur de 50%.

Nous vous recommandons donc d’au moins essayer ce nouveau réseau communautaire qu’est Chime.in ; la navigation est le contenu clair et l’on maîtrise vite son fonctionnement. On peut espérer qu’une version en français sorte rapidement et que la mayonnaise prendra car Chime.in semble avoir quelques atouts dans sa manche. En plus, même Ashton Kutcher y possède un compte.

Reste que ce réseau arrive peut-être un peu tard pour s’imposer sur un marché qui semble déjà  bien bien saturé...Wait & See.
 

Instagram ou la montée en puissance de la « photo sociale »

En l’espace d’un an,  l’application photo Instagram est devenue un véritable phénomène. Instagram, c’est d’abord et avant tout l’histoire d’une ascension fulgurante : 5 millions d’utilisateurs en 8 mois et la barre des 10 millions atteinte … l’espace des 3 mois suivants.  La start-up, qui ne compte que 6 employés, a par ailleurs passé la barre des 200 M de photos mises en ligne.
Des chiffres encore plus impressionnants lorsque l’on sait que cette appli, qui s’est transformée peu à peu en véritable réseau social à part entière, n’est disponible que sur iPhone et que Flickr, le n°1 historique du partage de photos en ligne, a atteint les 100M de photos en ligne en plus de deux ans.

Mais Instagram, c’est quoi ? Pour ceux qui l’ignorent encore, Instagram est une application – gratuite et uniquement sur mobile - qui permet de retoucher ses photos en appliquant quelques filtres orientés rétro et vintage, et de les partager sur les réseaux sociaux d’un simple clic.

Une recette efficace

Le 06 octobre 2010, Mike Krieger (ex-Microsoft pour Powerpoint) et Kevin Systrom (ex-Google) tous les deux anciens de l’Université de Stanford aux Etats-Unis, mettent en ligne sur l’AppStore  ce qui n’est au départ qu’une simple application photo parmi tant d’autres.
Instagram, contraction de « instant » et « telegram » en anglais, connaît un succès immédiat et se distingue immédiatement par sa simplicité et son esthétisme.

Au moment de développer Instagram, Kevin Systrom distingue trois points qui permettront selon lui à son application  de réussir :
1.    Rendre la photo prise par l’utilisateur plus intéressante
2.    Avoir la capacité d’uploader très rapidement les photos prises
3.    Faciliter l’envoi des photos sur tous les réseaux sociaux adaptés.

Instagram offre ainsi à l’utilisateur la possibilité de retoucher ses photos en choisissant parmi 16 filtres. C’est bien moins que les 194 filtres proposés par FX Photo Studio certes,  mais les filtres d’Instagram se distinguent par leur qualité. Du style Polaroïd aux effets de profondeur de champ (le « tilt-shift »), les filtres Instagram sentent bon la nostalgie et les appareils photo argentique d’antan. Leur simplicité d’utilisation et surtout leur grande efficacité réussissent à faire passer n’importe quelle photo ou presque pour une production artistique empreinte d’émotion.
Dès lors ce n’est plus une simple photo que l’on partage sur Instagram, mais une humeur, un état d’esprit, un sentiment et notre propre regard sur le monde qui nous entoure.

Mais plus que son côté « vulgarisation de la photo artistique », la grande force d’Instagram est qu’elle offre la possibilité de partager sa photo d’un simple clic, parmi tous les réseaux sociaux auxquels l’on a connecté notre iPhone : Facebook, Twitter, Foursquare, Tumblr, Flickr, etc.
Les photos prises via l’appli sont stockées sous un compte d’utilisateur et sont visibles par tout le monde. De parfaits inconnus ont donc la possibilité de « liker » vos photos, de poster des commentaires et, sur le modèle de Twitter, de « follow » les utilisateurs dont on apprécie les photos.

On peut d’ailleurs aisément qualifier Instagram de « Twitter version photo » : du « follow » au « hashtag » permettant de taguer les photos, le mode de partage et de diffusion ressemble fortement à Twitter. On utilise également Instagram comme l’on utilise Twitter, pour « parler » de soi (une photo prise de notre repas au restaurant du coin) ou pour « parler » politique ou social (les nombreuses photos de l’ouragan Irène aux USA par exemple).
Comme l’explique Kevin Systrom, Instagram initie l’avènement de la « photo sociale », faisant de la photographie un réseau social propre, et universel car n’ayant pas besoin de mots pour faire passer son message : les images représentent  ainsi « un media incroyablement accessible »  dans le sens où l’on a pas à « parler anglais pour pouvoir apprécier des photos venant du monde entier »

Instagram commence à exploiter son potentiel…mais son modèle économique reste à définir.

Une nouvelle version Instagram 2.0 est disponible sur l’App Store depuis le 20 septembre et voit son utilisation encore améliorée, toujours plus rapide. Outre l’ajout de nouveaux filtres, il est désormais possible d’appliquer le filtre que l’on souhaite au moment de la visée, permettant d’avoir un aperçu du rendu que l’on veut donner à sa photo. La haute résolution a également été introduite, aboutissant à des clichés plus nets et de meilleure qualité.

Tout au long de sa courte existence, Instagram s’est peu à peu doté de  nouvelles fonctionnalités (hashtag, commentaires, géolocalisation) qui font de l’appli un outil de plus en plus social en même temps qu’une nouvelle force médiatique grâce à ces fameux hashtags.
L’application prévoit également de faire son apparition sur Androïd, avant de peut-être, comme le souhaite  Systrom, s’étendre sur les supports « non-mobiles » du web (ou ordinateurs, comme on les appelle vulgairement).


Et qu’en est-il de l’exploitation d’Instagram par les célébrités ou les marques ?  Eh bien, elles ne restent pas insensibles à ce nouvel outil social, et certains people ont commencé à investir avec bonheur l’appli. Outre des stars comme Justin Bieber, on peut citer des initiatives intéressantes, comme
ce clip réalisé par le groupe anglais « The Vaccines » à partir de photos Instagram envoyées par les fans au groupe.
Les  marques ne sont pas en reste, à l’instar de RedBull ou CNN iReport qui comptent environ chacun 70 000 abonnés à leur compte Instagram. En mars 2011, la chaîne américaine CBS a même ouvert un compte pour permettre aux fans de découvrir des photos inédites des coulisses de la série policière NCIS et de découvrir sous un autre jour la série phare de la chaîne.

Si tout ceci est encourageant, reste que le modèle économique de la société n’est pour l’instant  pas viable. Certes, Instagram a récemment levé des fonds d’investisseurs privés à hauteur de 7M de dollars, mais, avec une application gratuite et sans publicité, on se demande encore comment la société compte exploiter financièrement son énorme base d’utilisateurs.

Instagram doit en outre composer avec la concurrence annoncée de Facebook, qui envisage d’ici peu la mise en place de filtres sur son application mobile, ainsi que de 
« Photovine », une appli photo récemment acquise par Google et qui servira son propre réseau social Google+ .

Conclusion

Si l’on ne peut qu’être admiratif et impressionné devant la fulgurante croissance d’Instagram, toutes les incertitudes pèsent quand à son avenir et sa réussite passera par un développement économique viable et la mise à l’écart d’une concurrence déjà rude dans le secteur très tendance des photos vintage.
On peut toutefois rester optimiste devant le potentiel de cette société unique, qui a su allier la simplicité, l’efficacité avec l’art tout en développant un modèle de réseau social pertinent et attractif.
Les entreprises quand à elle pourraient avoir beaucoup d’intérêt à investir un marché de plus de 10M d’utilisateurs, notamment les marques de mode ou celles ayant un capital « nostalgie » élevé (Werther’s Original pour n’en citer qu’une).